La fin de l’aventure

Bonjour à tous,

Je sais que ça fait un petit bout de temps que je n’ai pas écrit sur mon blog, et beaucoup se demandent pourquoi… Ca fait aussi un bout de temps que je n’ai pas répondu aux commentaires ou aux multiples messages envoyés sur ma boite mail. Avant tout, je tenais à vous remercier tous pour vos petits mots gentils. Je ne vous connais pas, vous ne m’avez jamais croisé, et pourtant nombreux sont ceux qui m’ont envoyé un message pour me remercier pour les quelques petites aides que j’ai pu apporter, pour me féliciter aussi, sur le fond et la forme du blog (et croyez-moi, ça me touche), et je n’ai jamais répondu à aucun de ces messages.

La raison est simple, mais n’est pas celle qu’on pourrait espérer. On pourrait se dire que je suis trop occupée à en prendre plein les yeux, ou que j’ai été adoptée par un petit groupe d’aborigènes qui vivent dans des huttes et n’ont pas internet…

Mais non…

La raison de mon absence, malheureusement, c’est que je ne suis plus en Australie. Je suis rentrée mardi dernier, après un tout petit mois en Australie.

Alors, pourquoi ? Pourquoi ce départ prématuré, 11 mois avant la fin prévue de mon voyage ? Et pourquoi le silence radio pendant ce mois passé sur l’île continent ? Tout simplement parce que, malgré l’optimisme et l’énorme volonté que j’avais avant de partir, ça ne s’est pas passé comme prévu.

Oh, le pays n’y est pour rien, rassurez-vous ! Mes votre servitrice ici présente a un cerveau qui n’en fait qu’à sa tête, et ce cerveau a décidé de tout gâcher… J’ai fait une sorte de dépression une fois arrivée à Perth. Je pleurais sans arrêt, et surtout sans raison. J’ai d’abord mis ça sur le compte du « homesick ». Je pensais que mes parents me manquaient, j’étais seule dans un gigantesque pays, dépaysée et sans repères. J’ai donc décidé de me donner du temps.

Après une semaine passée à Perth, sous une météo pas super, avouons-le, je suis allée dans le Victoria, à 1h30 au nord de Melbourne, dans la famille d’une Australienne de 18 ans, Elsie, qu’on avait accueillie en Décembre dernier pour 5 semaines. Sa famille m’a accueilli les bras ouverts et m’ont aidé à me ressourcer. Je ne devais y rester que quelques jours, j’y suis restée deux semaines. Pendant ces deux semaines, je suis allée quelques fois à Melbourne, ainsi que dans d’autres villes et villages alentours, j’ai rencontré des tas de gens géniaux, j’ai pu assister à un Bushdance, une fête traditionnelle Australienne durant laquelle tout le monde danse des danses folkloriques (une super soirée !), bref, j’ai eu l’occasion de vivre l’aventure différement que si j’étais venue là en tant que touriste. Et surtout, pendant 2 semaines, le  poids que j’avais en permanence sur la poitrine, mes crises d’angoisses et de panique, mon mal-être général, s’est évaporé. J’ai cru que j’allais mieux, et j’ai donc décidé de continuer, d’aller de l’avant.

J’ai loué une voiture au départ de Melbourne, et je me suis dirigée vers Sydney où je suis arrivée 5 jours plus tard. J’ai pris mon temps sur la route, mais moins que prévu, en raison d’une météo catastrophique (un seul jour sans pluie, tu parles d’un aubaine…). Au passage, j’ai récupéré une covoitureuse dans une auberge, le deuxième jour de mon périple, puisqu’elle allait aussi à Sydney. Mes proches et moi-même pensions que la solitude pouvait être la raison de mon mal-être, et que j’avais peut-être pas bien fait de partir seule. Mais avoir de la compagnie pendant ce road-trip n’a fait que confirmer mon idée première : je n’aime pas tellement voyager avec des gens, ça fait trop de paramètres à prendre en compte… Bref. Deux jours plus tard, on croisait quelqu’un d’autre dans une auberge de jeunesse, et on a donc fini le voyage à 3 dans la voiture.

Mais sur le chemin, alors que je n’avais presque plus pleuré depuis deux semaines, là ça recommençait tous les soirs… J’ai passé des heures sur Skype avec mes parents, à les entendre me répéter toujours la même chose, parce que les pauvres, y’avait pas grand chose à dire ! Et j’ai dépensé un paquet d’argent en Wifi pour ça !

J’ai donc décidé d’avancer la date de mon retour au samedi 27 Août. Ayant un billet retour « open », je pouvais changer la date de retour autant que je voulais, donc je me suis dit que j’allais prendre un billet pour le 27, et si je me rendais compte que j’allais mieux, je le changerais pour plus tard.

Arrivée à Sydney, c’était pire que tout. Je venais de passer une semaine à faire ce que j’avais prévu de faire avant de partir (rouler sans savoir exactement où je m’arrêterais le soir-même, m’arrêter ou faire des détours à chaque fois que je voyais un panneau « lookout » (« panorama », « point de vue »), visiter de jolis endroits, rencontrer du monde…) et pourtant, je n’allais pas bien du tout. J’avais à peine à coeur de visiter la ville. Pourtant, on parle de Sydney !!  Bref, le samedi soir, après seulement une journée à Sydney, mon père m’a dit quelque chose auquel je pensais déjà : vu mon état, je ne pouvais pas rester plus longtemps en Australie… Il est difficile d’expliquer clairement ce que je ressentais dans ces moments-là, mais honnêtement, c’était dur…
J’ai donc rappelé Singapore Airlines, et je leur ai demandé la date de départ la plus proche qu’ils pouvaient m’obtenir, en fonction des places disponibles. Je pouvais partir le lendemain, mais c’était un dimanche, je devais envoyer un colis à la famille qui m’avait accueillie à Melbourne, je devais fermer mon compte en banque, et puis je n’avais pas eu le temps de tout visiter à Sydney. J’ai donc opté pour un billet le lundi. La décision n’a pas été facile à prendre, j’avais très envie de me donner encore une chance, de me forcer à rester, d’espérer aller mieux un jour ou l’autre, mais surtout, de profiter de l’Australie. Mais l’envie de faire disparaitre ce mal-être était plus forte que l’envie de découvrir l’Australie (c’est pour vous dire!).

Le jour du départ, j’étais étrangement sereine, mais une fois dans l’avion, ça allait moins bien. Je venais de gâcher un visa vacances travail (que je ne pourrais plus obtenir), je n’avais pas su profiter à fond, j’avais perdu un peu d’argent dans l’histoire, et j’avais peur d’avoir fait une bêtise…

Aujourd’hui encore, un peu moins d’une semaine après mon retour, je me demande si j’aurais pu remonter la pente toute seule à l’autre bout du monde, si j’aurais dû me donner plus de temps… Le fait est que si ça n’allait pas mieux après un mois (et il était clair que je n’étais pas homesick, mes parents ne me manquant pas plus que ça), ça ne servait à rien d’insister, je ne prenais pas plaisir à être en Australie, et je me forçais à rester par peur de ce qu’aller penser les autres… Donc oui, j’ai pris la bonne décision, mais non, ça ne rend pas la pilule plus facile à avaler…

Bref, tout ce long message pour vous dire qu’il n’y aura pas de suite à ce blog, parce qu’il n’y a pas de suite à l’aventure. Ca me brise le coeur, mais c’est comme ça. J’espère que ceux qui passent sur mon blog à la recherche d’infos pour leur projet d’Australie iront jusqu’au bout. Ne laissez pas mon esprit torturé remettre vos plans en questions. Des milliers de personnes vont jusqu’au bout de cette année tous les ans. Ce n’était juste pas mon heure… Je suis allée au bout de mon année aux Etats-Unis alors que j’ai cru que j’allais en égorger plus d’un, et je pensais pouvoir faire face à tous les obstacles qui pourraient se présenter devant moi en Australie, mais ce n’était pas le cas. Tant pis, une prochaine fois.

Encore une fois, je remercie tous ceux qui sont passé ici et m’ont laissé des petits mots gentils. A tous ces étrangers, un grand merci, je ne vous ai jamais répondu parce que j’avais honte d’avoir échoué, mais vos messages m’ont sincèrement touchés.

A bientôt, dans une autre aventure, dans un autre pays, sur un autre continent… Je ne baisse pas les bras :-)

PS : Lors du Bushdance auquel j’ai assisté, vers 2 heures du matin, les derniers survivants ont improvisé un concert, éclairés à la bougie, une ambiance « chansons au coin du feu » à l’intérieur d’une salle des fêtes. L’une de ces chansons « Another Train », par Pete Morton, m’a été « dédicacée » par Jane, la mère de la famille, qui m’a dit que cette chanson me correspondait. J’y ai beaucoup pensé, et elle a raison. Je n’étais pas à bord du bon train, le prochain sera le mien. Je vous laisse avec la chanson :

Another Train

Et les paroles du refrain :

There’s another train, there always is
Maybe the next one is yours
Get up and climb aboard another train

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Escale à Singapour, 19 heures d’arrêt

Mon avion pour Perth ne décollant pas avant 1h du matin, j’avais beaucoup de temps à occuper !

Après avoir laissé mon sac en consigne pour S$3 et pris seulement un petit sac et les affaires dont j’avais besoin, je me suis dirigée vers l’immigration. J’ai au passage découvert l’aéroport qui est magnifique ! Propre, fleuri, lumineux, calme… Un vrai bonheur !

A l’immigration, l’officier m’a mis un nouveau tampon sur mon passeport, et ça m’a rendu toute heureuse. Je me suis ensuite dirigée vers le MRT, le système de transportation par train, un peu comme un métro. Il a fallu que j’achète un billet, et je ne savais pas encore où j’allais qu’une femme, qui gérait les machines à tickets, m’a demandé où j’allais, et comme je savais pas, elle a sélectionné City Hall et m’a dit que je pourrais marcher à partir de là. Ok… Ca m’a coûté S$2,90 pour un aller simple. Je trouvais ça cher, mais en fait, le ticket qu’on reçoit est une carte en plastique, et lorsqu’on a fini avec et qu’on la ramène, on touche S$1. Donc au final, ça va.
J’ai pris le métro, et une fois arrivée à l’endroit où je devais changer, PAF ! Je me prends une méchante vague de chaleur dans la tronche. Il est 9 heures du matin, et il fait une chaleur étouffante, en plus d’être moite. Mmmmh, ça va être sympa !

Une fois à City Hall, j’ai désespérément cherché un magasin pour trouver une bouteille d’eau qui me coûterait pas un bras. Ca a pas été facile, il a fallu que j’aille au sous-sol d’un centre commercial pour trouver un mini supermarché. Je dois avouer qu’à ce moment là, j’étais un peu en mode « Lost In Translation » au milieu des allées avec tous ces produits asiatiques !

Pas loin de la Marina

Sur les escalators, je me trompe à chaque fois et me tiens gentillement à droite, comme on me l’a appris en France. Sauf qu’un sticker me rappelle à un moment qu’on n’est plus en France, et ici il faut se tenir à gauche. Oups… J’ai refait la bêtise plusieurs fois dans la journée… La force de l’habitude…

Je me balade un peu dans la ville, qui est jolie mais pas fantastique. De vieux bâtiments superbes côtoient des grattes-ciels tout de verre vêtu. Après deux heures, je n’en peux plus de la chaleur, j’ai les oreilles qui chauffent littéralement même si le soleil se cache. Je décide donc de rentrer. En chemin, dans un souterrain (propre, comme le reste de la ville), je me rends compte que je ne suis pas la seule à ne pas supporter la chaleur : des dizaines de personnes sont assises à même le sol, des groupes de jeunes sont assis en rond, et tous vivent leur vie dans ce petit espace, au frais. Bizarre…

J’ai bien joué mon coup, et je me retrouve à faire tout le chemin en souterrain, donc au frais. Des boutiques jalonnent mon chemin, et je ne suis pas trop dépaysée : je retrouve pas mal de magasins dont le nom m’était familier depuis les Etats-Unis : The Body Shop, Hershey’s, Hallmarks, Dunkin Donuts…

Arrivée à l’aéroport, j’ai un creux et me fait donc un petit plat Thai. Au menu :

Un des papillons du Butterfly Garden

des Phad Thai Noodles, des nouilles au poulet et à la sauce qui pique. C’était sympa. Mais au moment où la serveuse m’apporte mon assiette, c’est le drame : elle ne me donne qu’une fourchette et une cuillère ! Il faut savoir que je coupe mes spaghettis et mes nouilles d’habitude. Je sais, c’est mal, mais tant pis. Et là, pas de couteau ! Il a donc fallu que j’apprenne à enrouler les nouilles grâce à la cuillère, et je m’en suis bien sortie ! Clément, mon frère, aurait été fier de moi !

Je décide ensuite que, puisque je n’ai pas pu faire ma touriste dans la ville, je la ferais dans l’aéroport. Munie de mon plan des 3 terminaux, je circule dans les couloirs, mitraillant de photos. Je m’arrête au Butterfly Garden, et ça m’a vraiment plu ! Des dizaines de papillons sont en liberté dans cette serre sur deux étages, l’entrée est libre et on peut prendre autant de photos qu’on veut. J’adore !

En sortant de là, je passe devant une machine curieuse qui attire mon attention : un masseur de pieds. Et gratuit ! Ni une, ni deux, je m’y installe, et là, je suis montée au 7ème ciel. Un vrai régal ! Et pourtant je n’aime pas les massages. Mais là… En plus c’est gratuit !

Le jardin aux Orchidées

Je continu ma visite du terminal 3, et un Happy Donut de chez Dunkin Donuts plus tard, je suis dans le Sky Train en direction du Terminal 2. Là, j’y découvreun joli « Orchid Garden », c’est sympatique. J’envoie une e-card à mon père grâce à des webcams installées au niveau de l’Xploration Zone, puis je retourne au terminal 3. Après un autre massage des pieds (mmmmmmh ! ), j’ai décidé de profiter du cinéma gratuit situé un peu plus loin. Il n’y avait qu’un seul film sur les 6 qui m’intéressait ou que je n’avais pas encore vu, c’était « Unstoppable ». J’arrive à 13h59, une séance commençait à 14h. Pile poil !

Je m’installe confortablement, peut-être trop, et sans m’en rendre compte, je m’endors dès le début du film. Je me suis réveillée en sursaut 45 minutes plus tard, et c’était la panique dans le film ! J’ai décidé que je le regarderais une prochaine fois, et que pour l’heure, il me fallait une vraie sieste. Je suis donc allée me caler sur un des sièges confortables juste à côté du Butterly Garden, où je me suis endormie pendant 2 heures ! Quand je me suis réveillée, un couple de vieux étaient assis en face de moi, et encore mal réveillée et à moitié somnambule, je leur ai dit des trucs sans sens, leur demandant d’arrêter leur blague parce que j’étais persuadée que c’était des amis à moi déguisés en vieux… Ok… Des fois, c’est folklo d’être somnambule !

Après avoir récupéré mon sac à la consigne et obtenu un code d’accès pour le wifi gratuit au centre d’infos, je me suis mise à la rédaction de ces articles tout en discutant avec mes parents sur internet !

Et maintenant, si vous le permettez, je vais aller tester la piscine au terminal 1. Il est 20heures, et je n’embarque pas avant 00:15 !

Quelques photos en vrac :

Les hôtesses de Singapore Airlines
Le Koi Pond
Un des espaces détente
Les buildings
Singapour
Un immeuble bizarre…
Un vieux bâtiment
Un autre vieux bâtiment
L’aéroport, au niveau de l’immigration

Edit de 23 h : finalement, la piscine, j’ai laissé tombé. Je me suis rendue au Terminal 1, que j’ai traversé d’un bout à l’autre pour arriver face à un mur. Ok, je demande mon chemin à un gars de la sécurité, il me dit que la piscine est à l’opposé… J’ai loupé un croisement… Je me retape donc toute la route, mon sac à dos est lourd et me fait mal aux épaules. J’arrive là où le gars m’a indiqué, et de nouveau un mur en face de moi… Je re-demande mon chemin, et on me dit que j’ai encore loupé un croisement. C’est quoi cet aéroport ??!! Bref, je me retape le chemin en sens inverse, sauf que cette fois-ci j’ai eu une idée de génie pour ne plus avoir mal aux épaules. Une idée que personne n’avait eu avant ! J’ai…. pris un chariot ! *musique divine* Bref, je trouve enfin la piscine, et là, pas glup, c’est S$13… J’entre quand même pour voir, la piscine est en extérieur, il a beau faire nuit il fait toujours très chaud et lourd, et l’endroit est désert. A l’exception du personnel, il n’y a personne… Ouais, heu, je vais pas me baigner toute seule un… Donc j’ai laissé tombé.

Il a ensuite fallu revenir au Terminal 3, et là j’ai parcouru le reste de l’aéroport que je n’avais pas eu l’occasion de voir. Wahou… Cette blague m’aura quand même pris 45 minutes, je suis une vraie blairotte ! Bref, une fois au terminal 3, je me renseigne pour les douches, c’est S$8 par personne. Mais il est marqué qu’une boisson et un snack seront offert au bar, alors je me dis « pourquoi pas ». Surtout que j’en ai marre d’être moite.

Sauf que la boisson et le snack offert au bar, c’était en fait une bouteille d’eau et un micro paquet de gaufrettes à la noisette disposés sur un plateau derrière l’espace sèche-cheveux… Ok…

Bref, ne vous faites pas avoir comme moi :-)

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Jour J : Les choses sérieuses commencent !

L’A380 qui m’a mené à bon port. Il n’est pas aussi grand qu’on pourrait le croire !

Et voilà, on y est ! Aujourd’hui, Samedi 23 Juillet, je décolle pour l’Australie !

Je me suis levée en meilleure forme que quand j’étais allée me coucher, puisque j’avais de nouveau eu un coup de blues au moment de m’endormir hier. Un simple coup de fil aux parents a réussi à me remettre d’aplomb. Qu’est-ce que vous voulez, je suis une Tanguy dans l’âme…

Chaque fauteuil possède son propre écran.

Après avoir ramassé mes affaires et quitté silencieusement l’appart de Patrick,

qui m’hébergeait mais dormait encore, je suis descendue retrouver mon taxi, que j’avais réservé la veille. En effet, avec mon gros sac sur le dos et mon sac de cabine tout aussi gros sur le ventre, j’avais peur d’éborgner quelqu’un dans le métro… Surprise en montant dans le taxi : 10€ s’affichent déjà au compteur. Nice…
Je suis arrivée à l’aéroport à 8heures, soit 4 heures avant le départ. J’ai passé l’enregistrement sans soucis, mon sac ne pesant que 16kgs sur les 32 autorisés. J’ai d’ailleurs appris au passage que je pouvais avoir deux sacs d’un poids total de 32 kilos, et ça c’est cool, parce que le mien est plein à craquer, donc je pense que le retour sera… délicat !
Au moment de passer la sécurité, j’ai eu le droit à une fouille au corps complète et insistante. J’en étais même mal à l’aise… Puis je me suis installée devant ma porte d’embarquement. Je voyageais sur l’A380 avec Singapore Airlines, et l’avion est tellement grand qu’il lui faut 3 portes d’embarquement à lui tout seul : une pour les suites (j’ai vu un père et ses 3 enfants aller en suites, les gamins n’avaient pas plus de 8 ans…), une pour l’étage principal, et une pour l’étage supérieur.

A 11h30, en retard sur le planning, on a commencé à embarquer. J’étais en 52 A, côté fenêtre comme demandé. L’embarquement s’est fait assez rapidement, mais à midi, on n’avait pas décollé comme prévu. On a appris à 12h30 qu’une grève partielle du personnel à terre nous avait mis en retard de 30 minutes, et qu’à cause de ça, on avait perdu notre place dans l’ordre de décollage, et qu’il fallait donc attendre qu’on puisse nous glisser quelque part ailleurs… Relous jusqu’au bout ces français…

Bref, on n’a pu décoller que vers 13h30, soit 1h30 en retard…

Le menu des repas servis à bord.

Mais à l’intérieur, le service était impeccable : ils nous ont servi à boire 3 fois, avec un large choix de boisson, ils nous ont distribué des serviettes chaudes (mmmmmh) et ils nous ont donné le menu pour les différents repas qu’on aurait à bord (à savoir le déjeuner puis, dans l’ordre logique des choses… le petit déjeuner ! ). Les menus étaient super beaux, enfin, ils étaient travaillés, j’avais l’impression de manger dans un 5 étoiles ! Ils nous ont également distribué deux paquets de cacahuètes grillées et une petite pochette Givenchy contenant une brosse à

dent, un tube de dentifrice et une paire de chaussettes.

Peu de temps après le décollage, on a donc eu droit au repas. J’ai choisi le saumon à la sauce tomate, et c’était Yummi ! En entrée, il y avait du ébli à l’ananas, et ça aussi c’était bon ! Suivi d’un boursin et d’un pot de glace à la vanille. Bref, un vrai bon repas. J’ai mangé le tout en regardant Soul Surfer, un film sur l’histoire vraie de Bettany Hamilton, une surfeuse qui a dû réapprendre à surfer après s’être fait arracher le bras par un requin.

La filmothèque

L’avion offrait un choix important de films, je crois qu’ils en ont 150, beaucoup sont asiatiques mais il y a aussi de nouveaux films. Il y a aussi des jeux,des radios, des CDs, des e-books, des logiciels d’apprentissage pour 25 langues, des guides de voyage, etc… Bref, impossible de s’ennuyer !

J’ai ensuite enchaîné avec « The Adjustment Bureau », un film sympatoche. Je suis personnellement surprise par le temps durant lequel j’ai pû rester éveillée, moi qui m’endors d’habitude avant même d’avoir décollé ! Mais là, à la fin du film, les bonnes vieilles habitudes ont repris le dessus et je me suis laissée aller à une petite sieste. Entre la couverture en laine et le coussin moelleux fournis et mon propre plaid plié en 15 pour faire de l’épaisseur, le tout appuyé au hublot, je dois avouer que j’étais bien installée. J’ai dormi 3 bonnes heures, et voyant qu’il me restait encore 3h45 avant d’atterrir et qu’on ne nous réveillerais pas avant au moins 2 heures avant l’atterissage, j’ai replongé dans le coma. J’ai été réveillée par surprise par une hôtesse qui me tendait une serviette chaude, que j’ai chopé à moitié endormie et ne comprenant pas bien ce qu’il se passait. Ils nous ont ensuite servi le petit-déjeuner, et là par contre, j’étais moins heureuse que pour le déjeuner : je n’aime pas trop le salé au petit déjeuner, et là au menu, c’était tortilla avec une galette de pomme de terre et une chipolata au poulet… Pas Yummi… Je me suis donc rabattue sur le petit bout de pain, la confiture, et le yaourt aux abricots encore congelés, que j’ai avalé en regardant « Just Go With It »… Bon, j’avais des Pepitos dans le sac, ça m’a sauvé la mise !

On a ensuite atterri à je ne sais plus quelle heure, sans problème. Il devait être dans les environs de 8 heures, et le reste de ma journée devait être consacré à la visite de la ville.

La suite, dans le prochain épisode !

Une série de photos :

Chaque fauteuil possède une prise électrique
Les rangements devant chaque fauteuil
La classe éco
La classe éco, le retour
Il y a de la place entre les hublots et les fauteuils, c’est confortable

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Le grand départ

Haaaaa ! Enfin une mise à jour ! C’est que certains commençaient à raler…

J’ai quitté hier soir la maison et je suis montée sur Paris. Quitter mes parents a été affreusement difficile… Je le savais, mais ça ne change rien. On a pleuré avant que je monte dans le train (et la peluche et la carte écrite par tout le monde qu’ils m’ont offert avant de partir n’ont pas aidé ! ), et j’ai continué à pleurer pendant 10 minutes une fois à bord.

Tout allait bien pendant une heure – une heure et demi, et là, paf, sans prévenir, gros moment de déprime. Entre sanglots et énormes doutes sur mon projet, j’allais pas bien du tout. Un gros poids me bloquait la poitrine. J’ai donc décidé d’appeler mes parents, et ça m’a fait du bien. En ce moment même, j’ai encore une boule dans la gorge… J’essaye de me répéter ce que m’ont dit mes parents (je pars en vacances, on commence par dire que je pars un mois, et après on verra, je peux revenir quand je veux puisque j’ai déjà mon ticket de retour open), mais j’avoue que c’est dur…

Aujourd’hui, vendredi, je me suis baladée dans Paris et je me suis fait une toile, et j’ai retrouvé une amie d’enfance. Ca m’a permis de penser à quelque chose d’autre, mais une fois le calme de l’appartement où je suis retrouvé, paf, re-baisse de moral…

Allez, ça va aller, il suffit de me laisser un peu de temps…

On se retrouve bientôt pour une note je l’espère plus positive ! Et une note plus élaborée aussi, là je squatte l’ordi de mon logeur (merci Patrick !), donc je m’étale pas trop.

Category: Général  One Comment

Visa ? Check. Billet d’avion ? Check. Compte en banque ? Check. What else ?

J’aime les listes. Non, je kiffe les listes. NON ! Je sur-kiffe les listes ! Ca me permet de voir tout ce que j’ai à faire, tout ce que j’ai fait, tout ce qu’il me reste à faire. Et j’adoooooore rayer les lignes à chaque fois que j’ai fini quelque chose. Voir rétrécir la liste au fur et à mesure, c’est un grand moment pour moi.

Comme je suis pas radine et que jusqu’à présent, quand j’ai fait quelque chose, je l’ai partagé avec vous (en même temps, c’est le concept du blog, donc c’est pas non plus comme si je venais d’avoir l’idée du siècle…), je me suis dit que j’allais mettre ici la liste de toutes les choses à faire avant de partir, tant au niveau administratif qu’au niveau pratique, médical, etc…

Vous êtes les bienvenus si vous avez d’autres choses à ajouter !

  • ouvrir un compte en banque en Australie
  • demander permis international
  • faire copie du permis international, du permis français et du passeport. En mettre un exemplaire sur sa boite mail, sur sa clé USB, éventuellement en imprimer un exemplaire et le garder sur soi, éventuellement en laisser un exemplaire à un membre de la famille, ou encore le mettre sur un hébergeur tel Google Docs.
  • faire photocopie de sa carte bleue française, en mettre un exemplaire sur sa clé USB et en laisser un aux proches. Permettra de faire opposition si la carte est volée ou perdue.
  • prendre numéro de sa banque en France en cas d’opposition sur la carte, etc…
  • faire procuration pour les élections (carte d’électeur indispensable au moment de la demande)
  • faire procuration à la banque à un de ses proches
  • faire procuration à La Poste pour recevoir les papiers qui nécessitent une signature (même si en principe vous ne recevez rien de tel quand vous êtes à l’étranger)
  • s’assurer que sa carte bancaire est toujours valide jusqu’au retour d’Australie. Si ce n’est pas le cas, il est possible d’en faire refaire une gratuitement. Pour cela, s’adresser à la banque environ un mois avant le départ.
  • donner ses feuilles de paye à quelqu’un de confiance pour remplir la feuille d’imposition. Sinon, il faudra que vous vous en occupiez vous-même, et quelque chose me dit que quand on est paumé au milieu de l’Outback et qu’on n’a même pas le téléphone, gérer ses impôts par internet n’est pas la première idée qu’on a en tête…
  • résilier téléphone mobile, internet, téléphone fixe, câble…
  • acheter un adaptateur australien et une multiprise. L’intérêt de la multiprise ? Vous n’aurez besoin que d’un seul adaptateur, sur lequel vous brancherez la multiprise, et vous pourrez donc brancher autant d’appareil électrique que vous le voulez !
  • faire l’attestation prouvant que vous avez bien 3000€ sur votre compte (l’équivalent de AU$5000). Si vous ne les avez pas, demandez à un proche de vous transférer suffisamment d’argent sur votre compte, imprimez votre relevé quand les 3000€ y sont, et rendez l(argent à votre généreux prêteur. Attention, ne faites pas la manip’ trop en avance !
  • souscrire à une assurance
  • donner les infos utiles concernant son assurance à un proche (n° à appeler en cas d’urgence, n° d’assuré, etc…)
  • rédiger son CV en anglais, en imprimer quelques-un d’avance, en mettre d’autres sur sa clé USB, sur sa boite mail, etc…
  • obtenir une ou plusieurs lettres de recommandation, ça peut toujours vous être utile…
  • demander les cartes d’avantages telles que la GoldCard PeterPans
  • noter l’adresse du consulat et de l’ambassade française en Australie
  • passer chez le médecin : visite de contrôle, prescription de médicaments de base (Doliprane, Spasfon, etc…), prescription de la pilule pour un an ou plus pour les filles (note utile : j’ai demandé la pilule pour deux ans afin de pouvoir enchaîner plusieurs plaquettes sans me poser de questions. Mon médecin n’était pas sûr que je puisse l’avoir à la pharmacie, mais vu qu’elle n’est pas remboursée par la Sécu, ça n’a pas posé de soucis. Donc si la votre n’est pas remboursée par la Sécu non plus, n’hésitez pas à vous en faire prescrire plus que nécessaire. En plus, double effet KissCool, si vous décidez de prolonger votre séjour, vous aurez ce qu’il faut ! )
  • se faire vacciner si besoin (vaccins relatifs à votre voyage ou renouvellement d’anciens vaccins. Ne négligez pas le vaccin anti-tétanique, surtout si vous prévoyez de travailler dans l’agriculture ! )
  • arrêter sa mutuelle
  • arrêter son assurance auto si on en a une, et éventuellement vendre sa voiture

Je rajouterais des choses si j’y pense au fur et à mesure, mais là je sèche un peu !

Ecrire son « resume », son CV Australien

Le départ est de plus en plus proche, il faut donc finaliser doucement mais sûrement toutes les petites choses que j’ai repoussé jusqu’à présent. Hier, je me suis donc attaqué à une partie que je n’avais vraiment pas envie de faire : la rédaction de mon CV en mode Australien… C’est en effet un élément très important pour un WHV, parce que s’il n’y a pas de CV, il n’y a pas de boulot !

Comme j’ai jonglé entre différents sites web et sujets sur le forum Australia-Australie, je me suis dit que je pourrais vous indiquer quels sites m’ont été les plus utiles pour rédiger comme il le faut un CV australien, et vous donner les conseils que j’en ai tiré.

CV Français – CV Australien : quelle différence ?

Évidemment, au départ, on peut se dire que pour que son CV fonctionne en Australie, il suffit de traduire bêtement tout ce qui est déjà écrit sur notre CV français. Haaaa, mon petit agneau, tu es si naïf… Si c’était aussi simple, ça serait vraiment pas marrant. Alors voici ce qui change entre les deux CV :

  • La photo : il est déconseillé d’en mettre une, ce n’est pas particulièrement bien vu. Ceci dans l’optique d’éviter toute forme de discrimination. Après, en fonction des boulots, ça peut devenir utile : il parait que pour être serveuse par exemple, les employeurs préfèrent avoir une photo, et soyons clair, vous avez plus de chance d’être prise si vous êtes une bonasse… Mais ça dépend évidemment des employeurs, et surtout c’est basé sur des « on dit ».
  • L’âge : pareil que précédemment, pour éviter la discrimination, il n’est pas conseillé de mettre l’âge ou la date de naissance. Ceci dit, je pense que c’est quand même moins éliminatoire.
  • Le statut marital : toujours pour la même optique de lutte « anti-discrimination », il n’est pas du tout nécessaire de mettre si on est célibataire, marié, ou quoi que ce soit d’autre.
  • Le visa : en tant que non citoyen australien, il faut indiquer grâce à quel visa vous êtes là. Du premier coup d’œil, l’employeur verra s’il est dans son droit (légalement parlant) de vous embaucher, mais également pour combien de temps il peut vous embaucher. En effet, une personne en Visa Vacances Travail (WHV) ne pourra pas travailler plus de 6 mois avec le même employeur.
  • La taille : en France, tout le monde vous le dira : il vaut mieux faire un CV court, les employeurs ne veulent pas perdre leur temps à lire votre CV. Il faut donc être concis, ne pas trop entrer en détail dans l’explication de vos tâches pour chaque emploi, et s’il le faut, éliminer certains jobs peu pertinents pour le boulot pour lequel vous postulez. Mais en Australie, c’est tout le contraire ! Les employeurs adorent les CV de 3 pages, voire plus ! Ils aiment que vous en fassiez des tonnes sur vos tâches professionnelles,  ils veulent un max d’infos. Alors n’hésitez pas à leur en donner, des infos !
  • La partie « Demonstrative Skills » : dans cette partie que nous n’avons pas en France et qui se trouve en début de CV, juste avant votre historique d’emplois, vous devez indiquer quelles compétences vous avez. C’est grosso modo l’équivalent de la partie « ce que je peux apporter à l’entreprise » que l’on met généralement dans nos lettres de motivation. Vos traits de caractères, vos compétences dans certains domaines, tout ce que vous voulez faire ressortir. Cette partie permet au recruteur de se faire une première idée rapide de qui vous êtes.
  • La partie « Special Achievements » : on ne l’a pas non plus en France, et elle n’est pas facile à remplir pour tout le monde. Personnellement, je n’en ai pas. Cette partie est consacrée à tous les objectifs spécifiques que vous avez pu atteindre, par exemple si vous avez réussi à augmenter votre chiffre de vente de 20%, vous l’indiquez ici.
  • Vos loisirs : ne vous étalez pas trop cette fois-ci. Il est intéressant de marquer vos loisirs, mais inutile d’en dire trop, cette partie n’est pas très importante.
  • Le nom : ça change pas grand chose, c’est plus pour votre culture générale, mais un CV en anglais se dit « résumé », avec les accents et tout. En pratique, ça s’écrit souvent sans les accents et ça se prononce [ré-ziou-mé]

En revanche, pour ce qui est des similitudes :

  • Classez vos jobs du plus récent au plus ancien.
  • Pareil pour vos études. N’oubliez pas d’indiquer l’équivalence australienne de vos diplômes.
  • Indiquez votre nationalité.
  • Indiquez si vous avez le permis de conduire ou non.
  • Indiquez une adresse postale, un numéro de téléphone et une adresse mail.
  • Indiquez vos compétences supplémentaires à la fin du CV : langues parlées, compétences en informatique, diplômes non scolaires (premiers secours,…), tout ce qui vous vient à l’esprit !

Si vous voulez voir des exemples concrets, vous pouvez aller voir

Et enfin, si vous avez besoin d’infos supplémentaires, voici un site dont je me suis servi pour réaliser mon CV : Guide-australie.com

Et la bonne nouvelle, si vous cherchez uniquement des petits boulots, c’est que la lettre de motivation n’est pas nécessaire ! Yahoo !

Enfin, si vous avez l’intention de chercher du boulot dès votre arrivée, je vous conseille d’imprimer d’avance quelques CVs que vous prendrez avec vous dans votre sac. Ca vous évitera d’avoir à chercher un cybercafé et de payer plus cher que de raison pour imprimer votre CV en plusieurs exemplaires. Assurez-vous également d’avoir une copie sur votre boite mail et sur une clé USB, et éventuellement sur un site externe, pour être sûr de toujours avoir accès à votre document.

La « rego » expliquée aux enfants

L’administration australienne, dans l’ensemble, ça a l’air aussi simple que d’enfiler des tongs. Mais comme partout, il y a des exceptions. Et là, l’une des exceptions, c’est la terrible, la monstrueuse, la terrifiante rego !

Alors, la rego, qu’est-ce que c’est ? Pour commencer, le mot est un raccourci pour registration. Mais ça, ça ne vous aide pas vraiment.
Alors, la registration, kézaco ? C’est en fait, d’après Toothbrush Nomads (qui a écrit un article à ce sujet, ici et ), l’équivalent de notre ancienne vignette. Si, comme moi, tu ne conduisait pas encore en 2001 et n’avait donc pas encore ta propre voiture et tous les soucis financiers et administratifs qui vont avec, sache que feu la vignette était une taxe, un impôt sur les véhicules en circulation, qu’on ne paye plus en France. Je t’ai déjà assez mâché le travail je pense, mais si tu veux en savoir plus, va chercher bonheur sur Wikipédia.

Bref, cette taxe étant toujours de rigueur en Australie, il a fallu se pencher dessus. Et parfois, je pense que ma blonde de sœur déteint sur moi, parce que je comprends vite, mais faut m’expliquer longtemps ! En l’occurrence, il m’a fallu des dizaines de relectures des articles sur la rego pour… toujours pas la comprendre ! Alors Lundi dernier, j’ai profité d’un énooooooorme moment où il n’y avait pas de boulot (c’est-à-dire toute l’après-midi) pour me pencher vraiment sur la question. Notez que mon travail m’a souvent permis d’avancer sur les différentes démarches pour l’Australie. En fait, je vous écris cet article depuis l’internat où je suis de garde cette nuit.

Bref, comme j’ai parfois plus de facilités à comprendre quand l’explication est visuelle, j’ai décidé de coucher sur le papier toutes les infos que j’avais. Ce qui m’a mené à un diagramme de décision. Ouuuuuuuuh ! Et comme je suis pas complètement sans coeur, je me suis dit que d’autres seraient peut-être aussi dans la panade, et qu’ils apprécieraient d’avoir un diagramme de décision tout prêt. Ou pas. Peu importe.

Donc, attention ladies and gents, voici mon diagramme de décision :

Un code couleur, c'est plus simple. Vert, c'est bien, orange, c'est moins bien, rouge, c'est paaaaas bien !

Ce diagramme est donc à utiliser quand vous avez acheté votre voiture/van ou quand vous êtes sur le point de le faire. Les états correspondent aux états où le véhicule est immatriculé. Ça n’a aucun rapport avec l’état où vous achetez votre véhicule.

Comme vous pouvez le remarquer, certains états sont beaucoup plus prise de tête que d’autres. Et la partie la plus pénible est de loin le contrôle technique. En effet, pour passer ce contrôle technique, vous devez être dans l’état où votre véhicule est immatriculé… Autrement dit, si vous êtes à Perth (Western Australia, côté ouest de l’Australie) et que vous souhaitez acheter un véhicule du New South Wales (Etat où se trouve Sydney, sur la côte est de l’Australie), ça devient vite délicat, puisque au moins 1500km séparent les deux états.

Alors, comment faire ?

Le plus simple semble être la ré-immatriculation. Toujours d’après Toothbrush Nomads, si on veut déjouer la règle, il suffit d’annuler la rego en cours, ce qui dés-immatricule le véhicule, de l’emmener au bureau du département  des transports et de la ré-immatriculer, ce qui coûte le prix d’un rego. Et après, on est plus tranquille.

L’avantage, c’est que je vais personnellement arriver à Perth, donc dans le Western Australia, qui s’avère être l’état le plus facile en terme de rego. Donc que je trouves ou non une voiture déjà immatriculée dans le WA, je n’aurais pas trop à me prendre la tête. Au pire, je devrais ré-immatriculer mon véhicule, mais quoi qu’il en soit, quand je voudrais revendre mon van, ça sera plus facile pour moi, puisqu’il sera immatriculé dans un état apprécié par les acheteurs. Yeah !

Et voilà, that’s all folks ! J’espère que ça pourra vous aider un minimum, en tout cas pour moi c’est carrément plus clair maintenant. Prochaine étape : comprendre le TFN : Taxe File Number. Humpf…

Moins de 3 mois avant le départ : tout s’accélère

Le 23 Avril dernier, j’ai officiellement passé la barre des 90 jours restants avant le départ, soit 3 mois. Et l’air de rien, c’est une date importante : 3 mois avant le départ, on peut acheter son billet de train pour la ville de départ, ouvrir son compte en banque Australien et souscrire à une assurance. Et commencer à stresser un peu, mais ça c’est en option.

Etape 1 : le billet de train

Bon, ça bien sûr, c’est dans le cas où vous n’habitez pas la ville d’où décollera votre avion, et si votre famille ne peut pas vous accompagner jusqu’à l’aéroport. Dans mon cas, habitant en Drôme Provençale, soit plus de 600km et 6 heures de routes de l’aéroport Charles de Gaulle, c’était délicat de demander à mes parents d’être à mes côtés jusqu’à ce que j’entre dans le terminal de départ ! Il a donc fallu investir dans un billet de train. Oui, mais après avoir dépensé 1550€ pour mon billet d’avion, j’étais légèrement atteinte de radinerie aigüe. La solution : les tickets Preum’s ! Le problème : les ventes ne sont ouvertes que 90 jours avant le départ.
Quatre-vingt-dix jours avant, donc, j’étais sur internet à la recherche de mon ticket d’or. Je m’attendais à payer une cinquantaine d’euros, et là, surprise, les billets sont à 22€ ! Je décide de partir la veille de mon décollage, donc le Vendredi 22 Juillet, mais il faut pour ça que je trouve quelqu’un pour m’héberger. Au final, ma meilleure amie d’enfance (Big Up Aude ! ) a accepté de m’héberger, et en prime elle est à deux pas d’un arrêt de bus qui file direct à Charles de Gaulle. Ça me fera un soucis en moins, moi la grande stressée des transports en commun. C’est vrai, quand j’ai peur de louper quelque chose, je prévois toujours des marges hyper grandes sur les horaires. Par exemple, quand je vivais à Lyon et que je devais aller à la gare Part-Dieu, ça donnait des trucs du genre :
- Temps pour aller à l’arrêt de bus : 10 secondes (littéralement, l’arrêt de bus était devant mon appart) –> on arrondi à 5 minutes, pour être sûre (sûre de quoi ? Que la ville n’a pas déplacé l’abri-bus de plusieurs centaines de mètres dans la nuit ??)
- Durée du trajet jusqu’à l’arrêt où je change de bus : 20 minutes –> on arrondi à 30 minutes, on sait jamais (on sait jamais quoi ? Des fois qu’ils aient complètement fermé la route à la circulation pile ce jour-là ??)
- Durée du trajet jusqu’à la gare Perrache : 10 minutes –> on arrondi à 20 minutes, au cas où… (au cas où quoi ? Que le bus tombe subitement en panne à un feu rouge ??)
- Durée de l’attente du tramway + trajet jusqu’à la Gare Part Dieu : 15 minutes –> on arrondi à 30 minutes, dans le doute (dans le doute de quoi ? Qu’une grève non prévue empêche le T1 d’arriver toutes les 2 minutes en heure de pointe ??)
- Marge à prendre pour être sûre de ne pas rater le train : 15 minutes. Bah, disons 30, pour être soulagée.

Résultat, alors que je devrais partir une heure avant le départ de mon train, je me retrouves à partir presque 2 heures avant, et à poireauter comme une débile à la gare… Et là, on parle d’un train dont le billet me coûtait 20€ et qui partait toutes les heures !

Alors, imaginez l’angoisse pour un billet d’avion qui m’a coûté plus de 1500€ et un avion qui ne part pas toutes les heures. Si je le loupe, vu que les places étaient déjà rares au mois de Février, j’imagines que j’aurais du mal à avoir une place sur le prochain vol. Donc forcément, je vais partir bien à l’avance, pour avoir le temps, au cas où, de prendre un taxi, et si, par malchance tous les taxis de la région parisienne sont occupés à ce moment-là, il faudra que j’ai le temps de faire le parcours à pieds. Non, je rigole. Ou pas ? C’est pas facile d’être une angoissée des horaires !

Bref, donc c’est décidé, je vais dormir chez Aude, j’arriverais le Vendredi. Oui, mais le temps de prendre cette décision, les billets Preum’s pour un départ le Vendredi étaient passé à 40€. Même train, même classe, mais plus le même tarifs. C’est vraiment des pourris à la SNCF… Heureusement, il reste des billets à 22€ pour un départ le Jeudi. C’était une option que j’avais envisagée, et c’est donc celle que je choisis.
Quelque part, c’est même mieux que je parte le Jeudi. Je pars en début de soirée, vers 20heures, j’arrive à Paris pile à temps pour la fin de service d’Aude qui travaille dans un restaurant, et j’ai toute la journée du Vendredi pour faire ma touriste dans la capitale. Cette coupure entre ma séparation avec la famille et mon vrai départ en Australie me fera du bien, je pense que je serais moins déprimée. Car, oui, aussi excitée que je puisse être à l’idée de partir à l’autre bout du monde, j’ai aussi un peu de mal à laisser ma famille derrière moi. Mais là, finalement, je vais les quitter pour aller à Paris, je vais me ballader toute la journée, et le lendemain, à l’aéroport, il n’y aura pas d’adieux déchirants aux portes du contrôle de sécurité.

Breeeeeeef, tout ça pour dire que j’ai mon billet de train. Step one complete. (Je vous avais dit que je pouvais écrire des romans sur rien du tout ! Et ce n’est que le commencement ! MOUHAHAHAHAHA!)

Etape 2 : l’ouverture du compte en banque

Si je devais décrire l’administration australienne en un seul mot, ça serait facile. L’obtention du visa s’est faite les doigts dans le nez, et pour ouvrir un compte en banque, c’est tout aussi simple.
J’ai choisi d’aller à la Westpac, pour deux raisons : la première, c’est une des banques les plus répandues en Australie. La deuxième : l’ouverture d’un compte se fait par internet, avant l’arrivée dans le pays, et en moins de 10 minutes.
Munie de mon passeport, je me suis donc rendue sur la page d’ouverture de compte. Là, j’ai répondu à quelques questions très simples, j’ai rentré mon numéro de passeport, indiqué la ville dans laquelle j’arriverais et le mois, j’ai précisé que je souhaitais avoir un compte épargne (avec un taux d’intérêt de 4,25%, plus 1,75% de bonus les 4 premiers mois, et des intérêts qui tombent tous les mois, et non à la fin de l’année !), j’ai appuyé sur un bouton, et pouf, ma demande était prise en compte. Maintenant, je n’ai plus qu’à attendre quelques jours (15 environs) que les papiers importants arrivent pas voie postale, entre temps je recevrais mes identifiants par mail, et je pourrais accéder à mon compte en ligne aussitôt après avoir appelé la Hotline Westpac.
Une fois arrivée en Australie, il me suffira de me présenter dans n’importe quelle agence Westpac, leur prouver que je suis bien moi, et ils m’enverront ma carte bancaire à la Poste Restante de mon choix, sous une quinzaine de jours. Tadam !

Mais au fait, pourquoi est-ce que j’ai attendu pour ouvrir mon compte en banque ? Tout simplement parce qu’il faut se présenter en agence sous 90 jours après l’ouverture du compte.

Etape 3 : l’assurance

Je me suis finalement décidé pour l’assurance ASFE, mais je n’ai pas encore envoyé ma demande, ce que je devrais cependant faire dans les prochains jours. Je vous tiendrais donc au courant des démarches à faire, mais ça n’a pas l’air bien compliqué !

 

Maintenant, sauf erreur de ma part, toute la partie administrative est terminée, je n’ai plus qu’à attendre 82 jours pour que ça devienne concret. En attendant, l’Australie occupe une grande partie de mes pensées, je passe régulièrement sur le site Gumtree (un site spécialisé dans les petites annonces, et notamment la vente de vans aménagés, pour me faire une idée des prix des vans, le nombre de choix proposé et le genre de van que je pourrais trouver), je parcours les pages du forum Australia-Australie, je lis et relis les blogs d’autres WHV, je me renseigne sur tout et rien. Vivement le départ !

Choisir son assurance : la première prise de tête…

J’ai mon billet d’avion en poche, mon Visa attend au chaud dans la base de donnée australienne, maintenant il faut penser aux choses moins passionnantes mais tout aussi importantes. A commencer par les assurances.

Sur le site Australia-Australie, deux assurances sont proposées : Travel Zen et ASFE. Elles sont toutes les deux très intéressantes, relativement similaires, mais elles ne sont pas les seules sur le marché. En l’occurrence, il existe une troisième assurance que je trouve intéressante, c’est Global Partner. Bien sûr, il y a d’autres assurances, mais moi c’est de ces 3 assurances que je vais vous parler.

Je n’ai pas encore choisi quelle assurance prendre, je suis en pleine réflexion avec mes parents, mais je me suis dit que puisque je viens de passer l’aprem à consulter les brochures de chaque assurance pour en faire un tableau récapitulatif, je pourrais aussi bien partager avec vous le résultat de ces recherches.

Voici donc un tableau récapitulatif. Dans chaque catégorie, vous aurez en bleu, l’assurance la plus intéressante, en vert l’assurance un peu moins intéressante, et en orange, la moins intéressante de toutes. Si la case est vide, c’est que je n’ai pas l’info (il se peut que je fasse une mise à jour demain, après avoir appelé chaque assurance pour compléter ce tableau). Comme toujours, l’image est cliquable pour la voir en plus grand.

En bleu, la meilleure assurance, en vert, l'assurance moins bien, et en orange, la moins bien de toutes.

Bon, et bien sûr, je vous tiens au courant de quelle assurance je prends. Mais vous, vous prendriez laquelle ?

Si vous voulez télécharger le fichier Excel, c’est par là.

Edit du 12 Avril : le tableau complet du comparatif des assurances, après appels aux différentes agences pour combler les trous.

Le Visa en poche, il me faut un billet d’avion !

Une fois que j’étais sûre et certaine que je pouvais partir en Australie (c’est-à-dire après avoir relu 105 fois le mail de confirmation et m’être assuré, grâce au forum Australia-Australie, que ça voulait bien dire ce que je pensais que ça voulait dire, je me suis penchée sur la question des billets d’avions. Une partie douloureuse pour le compte en banque.

Le site Australia-Australie (AA) ayant un partenariat avec certaines compagnies aériennes par le biais de e-australie.com , j’ai commencé par vérifier leurs offres.

Je savais déjà que je voulais un billet aller-retour open, ce qui veut dire que je pouvais changer la date de retour autant de fois que je le voulais, la première fois gratuitement, puis avec un petit supplément en fonction des compagnies aériennes. J’ai étudié toutes les offres présentes sur le sites d’AA, puis j’ai essayé de trouver les mêmes offres sur les sites personnels de chaque compagnie. Je sais en effet que les intermédiaires se font souvent de l’argent sur notre dos et qu’une même offre peut ne pas avoir le même prix selon si l’on passe par un comparateur de vols ou par le site directement. Mais problème : les billets A/R open ne sont pas ouverts à la vente sur internet, il faut téléphoner aux compagnies. Bon, c’est un peu pénible, et je me dis que tant qu’à appeler, autant appeler le n° mis à notre disposition par E-Australie. Mais avant, il fallait que je décide d’une date de départ.

Finissant de travailler le 9 Juillet au plus tard, j’avais prévu de partir une semaine plus tard. Mais là, mon père m’annonce que le Tour de France passera par notre ville (wahou…), et que du coup ma grand-mère, fan de ce tour, risque de descendre nous voir, et que ça serait bien que je reste. J’accepte, et il m’annonce alors que son anniversaire étant le 20 Juillet (ou le 19 ? ), et puisqu’elle sera là, ça serait cool que je reste aussi pour son anniversaire. J’accepte également, et je fixe donc mon départ au 21 Juillet.

Ayant une idée approximative des prix proposés par E-Australie, j’ai décidé d’aller quand même voir en agence quels prix ils pourraient me proposer, et me suis donc rendue chez le Selectour proche de mon lieu de travail. Une femme très sympathique et patiente m’a alors fait plusieurs devis, sur plusieurs dates et avec Air France ou Singapore Airlines. Au final, la meilleure date semblait être le 23 Juillet 2011.

Mes devis en main, je suis allée voir une autre agence, Leclerc Voyages, qui n’ont pas retenu mon attention car leurs prix étaient légèrement plus hauts. Et j’ai ensuite appelé E-Australie.

La dame à l’autre bout du fil m’a proposé les mêmes vols que Selectour, avec une légère différence de 50€ (je crois) moins cher. Mais après réflexion, je me suis dit que pour 50€ en plus, j’avais la sécurité et le confort de parler à une vraie personne, de vive-voix, à qui je pouvais poser n’importe quelle question sans avoir peur de la déranger. J’ai donc choisi Selectour.

Me restait à choisir quel vol je prendrais, entre un Air France à bord d’un 777 (de mémoire) et un Singapore Airlines à bord du tout nouveau A-380. Entre les deux, 100€ de différence. L’Air France est à 1400€ et quelques, le Singapore Airlines est à 1559€. Je pèse le pour et le contre. Quitte à débourser 1400€, je suis pas à 100€ près, n’est-ce pas ? Et j’ai la garantie que sur l’A-380, j’aurais un confort nettement supérieur au 777, avec par exemple les télés individuelles. Ça peut sembler être un détail, mais sur un vol de 12 heures, ça joue dans la balance. Je savais qu’une fois en Australie, le confort ne serait pas ma priorité, alors je voulais m’en offrir un tout petit peu avant de poser le pied en Oz. Ma décision était donc prise : je choisissais Singapore Airlines, deuxième meilleure compagnie aérienne au monde, et son A-380.

Le Mardi qui a suivi, je suis retournée à l’agence, j’ai donné mon devis de S.A à la dame qui s’était déjà occupée de moi, et je lui ai dit que je souhaitais acheter mon billet. Quelques dizaines de minutes plus tard, après s’être assurées que tout été correct, elle m’a annoncé le prix final de 1559€, j’ai signé mon chèque et je lui ai donné. Bizarrement, ça ne m’a pas fait mal au cœur de débourser une telle somme, parce que c’était pour la bonne cause :-) Je suis repartie avec mon billet en main, et les informations suivantes :

Ma confirmation de vol

Un départ donc prévu le 23 Juillet 2011 à 12h00 de Paris Charles de Gaulle, arrivée à Singapour à 6h40 du matin le 24 Juillet, une escale de presque 18 heures à Singapour à ma demande pour pouvoir visiter un peu la ville et me dégourdir les jambes, puis re-décollage à 1h15 du matin pour Perth, où commencera mon aventure à 6h25, heure locale.

La date de retour n’est absolument pas bonne, elle ne pouvait pas réserver plus loin, c’est pour ça que le premier changement est gratuit. En revanche, ce qui est sûr, c’est que je partirais de Sydney.

Avec mon Visa et mon billet d’avion en poche, cette-fois, c’était sûre, plus rien ne pouvait m’arrêter :-)

Category: Les démarches  Comments off

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